Trophée MAP : J-1 : Les tensions montent !

En cette veille de départ, la ruche des pontons de Tréboul bourdonne à plein régime. A y regarder de plus près, deux catégories de skippers se distinguent : les anciens et les nouveaux.
Tout reste relatif bien entendu puisque l’un des plus prestigieux « anciens » sera, une fois encore le benjamin de l’épreuve, il s’agit du dernier vainqueur de la Mini Transat : Erwan Le Draoulec.

Dans ces deux groupes, la tension monte, mais les causes en sont différentes

Chez nos « vétérans » de la Classe Mini, le pus dur est sans doute l’énergie dépensée à paraître décontracté, d’être d’abord à Douarnenez pour le plaisir, sans enjeu sportif, pour retrouver les copains et se tirer un peu la bourre. Mais il ne faut pas s’y tromper, ils sont quelques-uns, une demi-douzaine sans doute, à n’envisager que la première place, au minimum le podium. Si l’on rappelle qu’il n’y a que trois marches pour la remise des prix, après une infime crispation, on est reparti pour un tour, et ils répètent en souriant qu’il n’ont pas d’ambitions particulières,…qu’ils sont sur le Trophée pour se faire plaisir ! Sur l’eau, dès la sortie du port, ils redeviendront les compétiteurs, le couteau entre les dents.

Chez les p’tits nouveaux, la tension est plus palpable. Un bon tiers de la flotte est constitué de skippers qui s’engagent pour la première fois dans une épreuve en solitaire. Ils croisent les bouffeurs de milles nautiques qu’ils rêvent de rejoindre avec un mélange de respect et d’envie. Et un peu de fierté d’être dans le groupe, dans la flotte, d’être aux ordres du même starter pour le coup d’envoi de la régate demain après-midi. Pour eux, les tripes commencent à se tordre un peu, ils craignent de ne pas être à la hauteur, de rater le départ, de se faire larguer, de ne pas tenir 24 heures.

(Photo Simon Jourdan)