MAP : Résultats des courses.

L’intensité restera la marque de fabrique de cette 13ème èdition du Trophée Marie-Agnès Péron. Un parcours mené tambour battant, un rythme de course très élevé qui a conduit les skippers au bout d’eux-mêmes. Les Ministes sont pourtant habitués à des efforts plus longs, mais quand la régate dure un peu plus de 24 heures sans le moindre temps mort, avec toujours quelqu’un à l’attaque, il faut puiser loin dans les réserves pour rester dans le match et ne pas lâcher le morceau.

En Proto : Contestation à l’affiche.

Quand, sur la route du retour, au second passage à Penmarch, Ian Lipinski a vu le brillant Erwan Le Méné le déborder par son tribord, à 70mn de l’arrivée, il a dû se dire qu’il était temps de mettre le turbo et de se concentrer. Prendre l’habitude de caracoler seul devant entraîne parfois un brin de désinvolture. Ian a fait parler la puissance de son plan David Raison, mais jusqu’à l’arrivée, le rétroviseur était de sortie à bord de « Griffon.fr » pour surveiller le Morbihannais qui, s’il n’a pas d’argent, a un sacré talent. Sans aucun doute, l’incessant harcèlement du n°800 « Bon mais pas un rond », a joué un rôle dans le nouveau record de l’épreuve établi par le Parisien en 1jour 4heures 21minutes et 43secondes (ancien record Giancarlo Pedote). Erwan Le Méné franchira la ligne 35 minutes derrière le 865.                                 La première (vraie) sortie du tout nouveau « gros nez », le n° 934 dessiné par Etienne Bertrand, n’est pas passée inaperçue. Elle est porteuse de belles batailles à venir. L’heure de la contestation a peut-être sonné pour l’intouchable « Griffon.fr ». Malgré un départ perturbé par une collision, l’Allemand Jorg Riechers, qui en est encore au stade de la découverte des capacités et des réglages du bateau, a montré de belles choses. « Lillienthal » passe la ligne seulement une grosse heure après le lauréat de l’épreuve.                       Séparés d’une poignée de secondes, Sébastien Pebelier « Ropeye » et Charlotte Mery « Optigestion-Femmes de Bretagne » ont très largement participé au spectacle. De bon augure pour la suite car leurs marges de progressions sur ces bateaux sont encore importantes.                                                                                                                             Enfin, même si son résultat final (6ème) reste décevant, il demeure évident qu’il faudra compter sur l' »Arkema3″ de Quentin Vlamynck sur les longs bords de la traversée de l’Atlantique.

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En Série : Spectacle garanti.

L’écart de 18min40sec  entre le vainqueur et la sixième en dit long sur l’intensité de la régate. Les six furieux du premier rang de la catégorie nous ont offert une empoignade de tous les instants tout au long des 220 milles de l’épreuve douarneniste. Si l’on ajoute que la violence de leur confrontation sans merci sur l’eau n’a d’égale que leur indéfectible amitié sur les pontons, chaque rendez-vous confine à la plénitude.                                                                                                                           C’est le Suisse Valentin Gautier qui, dès la ligne de départ franchie avait lancé la première attaque, menant la régate jusqu’à la pointe de Penmarch où son bout dehors l’a lâché, le contraignant à l’abandon, la rage au coeur. Derrière la bande des six se retrouvait en tête de course. Chacun son tour posant une mine pour faire la différence, tentant un coup, prenant un risque, par babord, par tribord, au vent, sous le vent, faisant payer cher la moindre erreur au leader temporaire. Ils n’ont pas manqué de refaire le match, attablés à la Maison du Nautisme de Tréboul, mais c’est probablement le passage par le Nord des Glénan puis son bord au ras des cailloux au pied du phare d’Eckmuhl qui a permis à Benoit Hantzperg « Mahi-Mahi » de faire la petite différence qui lui permet de remporter l’épreuve. Fallait-il encore tenir jusqu’à l’occidentale de Sein, tenir sur le bord jusqu’à la basse du Lis et ne rien lâcher jusqu’à la ligne d’arrivée à Douarnenez. Et le grand blond l’a fait ! C’est Erwan Le Draoulec « Emile Henry » qui passe la ligne, dans son sillage, 2 minutes derrière lui. Moins de 6 minutes derrière le premier, Pierre Chedeville décroche la troisième marche du podium. Suivent l’Irlandais Tom Dolan « Cellastab.com » qui a lancé son sprint  final un peu tard ; puis Tanguy Bouroullec « Kerhis-Cerfrance »,  longtemps leader et enfin Clarisse Cremer « TBS » à 18 minutes et 40 secondes.                                     Tout ceci promet une Mini Transat d’enfer, au départ de La Rochelle début octobre. D’autant que sur cette épreuve d’endurance, les suivants au classement du Trophée MAP , auront leur mot à dire. Ils seront tous là aussi dimanche prochain pour le départ du Mini Fastnet. On va se régaler !

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