Sous la loupe du winch

Cette fois, avec la Pornichet Sélect 6,50, les choses très sérieuses vont commencer. Un peu plus de 300 milles en solo sur un parcours de type haute montagne. Une course très dure, sélective, sur laquelle il faut s’accrocher pour terminer, se battre à fond pour briller. Bref, une sacrée épreuve pour tous les concurrents, un régal pour les suiveurs, une fierté légitime pour les organisateurs du CNBPP.

Les leçons de la Lorient Bretagne Sud Mini.
Avec des vents régulièrement au-delà des 25 noeuds et une mer souvent formée, la première course de la saison en Atlantique du circuit Mini 6,50 n’aura pas épargné les marins. Un nombre important d’abandons – près de la moitié des équipages – pour des raisons diverses et variées, en fut la première conséquence. Il semble pourtant important de noter qu’une des raisons la plus souvent invoquée était la forte probalité d’arriver hors délais tant la domination des bateaux en tête de course écrasait la concurrence. Dès lors, pour un résultat nul en terme de classement et de milles qualificatifs engrangés, il devenait difficile d’imposer des risques de casses aux bateaux et de la souffrance gratuite aux skippers en repassant devant les stands avant la descente vers la marque la plus Sud du parcours.

En tous cas cette course a apporté des leçons à tirer pour la préparation de la suite du programme, la Sélect 6,50, deux fois plus longue et en solo !

Des bizuths et encore des bizuths
Beaucoup de bizuths pour cette 16ème édition de la Pornichet Sélect 6,50. Presque tous! Soit des vrais, pour qui ce sera la première course au large en solo sur 300 milles, environ 2 jours de mer; soit des marins expérimentés sur de nouvelles montures plus puissantes, plus volages, plus exigeantes : de Ian LIPINSKI sur le dernier plan Raison (865) en Proto, à Yannick LE CLECH (906) , Renaud MARY (869), Pierre CHEDEVILLE (887) ou encore Jonas GERCKENS (882) en Série, sur les Pogos de 3ème génération. Ces skippers qui ont fait leurs preuves et déjà obtenu de brillants résultats, n’ont pas course gagnée, ils doivent encore ramener leurs montures à bon port sans trop se mettre dans le rouge.

Les pilotes, juges de paix?
Incontestablement, les Pogos3, par leur puissance, ont fait la preuve de leur supériorité et font figure de favoris. Mais, en solo, sur 300 milles, il faut pouvoir compter sur le pilote qui devient un allié essentiel. Or, les qualités intrinséques des derniers nés du chantier Structures montrent un revers à cette médaille et les précieux auxiliaires des marins ont parfois du mal à maitriser la bête. A ce jeu-là, les Ofcet 6,50 de l’architecte Etienne Bertrand sont plus dociles et pourraient revenir dans la course grâce à l’expérience d’un Henri PATOU (890) qu’il faut dès lors cocher dans la liste des candidats au podium.

Une course à enjeux multiples.
Outre le podium final, motivation première sur une ligne de départ, cette Pornichet Sélect 6,50 révèle d’autres objectifs pour les skippers en lice :

Cette course est la première des quatre étapes du Championnat de France de Course au Large en Solitaire Mini 6.50, sans-serif; »>(avec le Trophée Marie-Agnès Peron et les 2 étapes de Les Sables – Les Açores – Les Sables).

Cette course va établir une première hiérarchie nette au ranking 2016.

Enfin, il s’agira d’être dans les temps afin d’être classé et de valider ainsi les milles qualificatifs.

En bref, de la très grosse bagarre sur l’eau et du suspense jusqu’au bout de la ligne pour les accros de la carto.

Départ le samedi 30 avril à 13h…

Djibi